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Canadian Journal of Ophthalmology The official journal of the Canadian Ophthalmological Society |
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Volume 38, no.7, December 2003 |
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Éditorial La télémédecine et la télé-ophtalmologie : 2e partie L'éditorial du JCO du mois d'août a porté sur les avantages et les défis de la télé-ophtalmologie.1 Ce n'était pas une coïncidence. J'avais alors traité particulièrement du diabète sucré et de la télé-ophtalmologie, mais il est encore plus important et pertinent de parler de la qualité des soins oculaires de distance pour les patients diabétiques des populations rurales et autochtones. À titre de rédacteur en chef du JCO, je ne peux m'empêcher de remarquer le nombre accru d'articles qui nous parviennent au sujet de la télé-ophtalmologie, notamment pour le dépistage précoce des complications chez les patients diabétiques. Trois articles traitent du sujet dans le présent numéro. Marie Carole Boucher et ses collègues, qui traitent de " L'efficacité et la sécurité du dépistage de la rétinopathie diabétique à partir de deux champs de la caméra non-mydriatique comparativement aux sept champs stéréoscopiques standard de caméra 35 mm " (voir à la page 557), concluent que l'imagerie obtenue des deux champs de caméra non-mydriatique offre un moyen de dépistage sécuritaire permettant de reconnaître les patients diabétiques qui ont le plus besoin de soins en ophtalmologie. Johanna Choremis et David R. Chow, qui ont intitulé leur étude " L'utilisation de la télémédecine pour dépister la rétinopathie diabétique " (voir à la page 575), conviennent que la télé-ophtalmologie joue un rôle important dans le dépistage précoce de la maladie et concluent que, malgré les imperfections du procédé, leur expérience a donné des résultats favorables, leur permettant d'examiner un grand nombre de patients de façon rentable et fiable. Comme nous le savons tous, le diabète a pris une ampleur épidémique. On estime qu'aux États-Unis, 17 millions de personnes en souffrent et qu'au moins 16 autres millions ont le prédiabète. Le nombre des patients diagnostiqués atteint presque le million par année.2,3 Cette maladie potentiellement dévastatrice demeure une des causes principales de la cécité chez les adultes. La rétinopathie diabétique en est, en effet, la cause principale chez les Nord-américains de 20 à 74 ans. Heureusement, s'il est administré à temps, le traitement peut réduire de 90 % le taux de cécité ou de déficience oculaire.2 L'utilisation de la télémédecine comme outil de dépistage des complications oculaires s'est avérée une méthode très efficace de détection des premiers signes de rétinopathie. Aux États-Unis, le recours à la télémédecine en ophtalmologie augmente à pas de géant. À l'Univer-sité du Maryland, un nouveau programme de télémédecine en ophtalmologie permet aux ophtalmologistes de " voir " les personnes à risque de rétinopathie diabétique et de glaucome sans que le patient n'ait à quitter sa localité.4 Grâce à l'installation de caméras sophistiquées pour l'examen de la rétine à divers endroits, y compris les centres commerciaux, les ophtalmologistes de l'université espèrent atteindre la partie de la population qui ne voit pas d'ophtalmologiste régulièrement mais peut être à risque de rétinopathie diabétique ou de glaucome. Les investigations cliniques servant à évaluer l'uti-lisation des caméras non-mydriatiques, comme le rapporte l'article de Manuel Perrier et ses associés sur la " Comparaison de deux, trois et quatre images de 45 du fond d'œil obtenues avec la caméra non-mydriatique Topcon CRW6 pour le dépistage de la rétino-pathie diabétique " (voir à la page 569), sont extrêmement pertinentes pour comprendre les diverses options actuellement accessibles. Je m'attends à ce que le Journal publie plusieurs autres articles sur l'utilisation de la télé-ophtalmologie, non seulement pour le diagnostic des complications oculaires du diabète, mais aussi pour les autres maladies de l'œil. Les défis mentionnés dans l'éditorial précédent1 sont toujours pertinents, y compris ceux que posent la résistance naturelle aux changements technologiques chez plusieurs fournisseurs de soins de santé et patients de même que les limites actuelles de la téléchirurgie robotique. Miguel N. Burnier, jr, MD, PhD Rédacteur en chef Traduction par Claude Gendron Références 1. Burnier MN jr. La télémédecine et la télé-ophtalmologie [éditorial]. Can J Ophthalmol 2003;38:345. 2. Goland R, Weinstock RS. Potential impacts of telemedicine on diabetes. Dans : Home telemedicine for the health care provider. A practical guide. Columbia University's Informatics for Diabetes Education and Telemedicine project. Disponible : http://www.ideatel.org/syllabus/impacts.html (consulté le 7 novembre 2003). 3. Flowers CW Jr, Baker RS. The utility of telemedicine for diabetic retinopathy screening. Telemedicine and Tele-communications: Options for the New Century (symposium parrainé par la National Library of Medicine); 13 au 14 mars 2001; Bethesda (MD). Disponible : http://collab.nlm.nih.gov/tutorialspublicationsandmaterials/telesymposiumcd/4A-3.pdf (consulté le 7 novembre 2003). 4. Telemedicine program allows ophthalmologists to "see" people at risk for diabetic retinopathy and glaucoma [communiqué]. University of Maryland Medical News, 31 juillet 2003. Disponible : www.umm.edu/news/releases/eye_telemedicine.html (consulté le 24 octobre 2003). |
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