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Canadian Journal of Ophthalmology The official journal of the Canadian Ophthalmological Society |
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Volume 39, no.4, June 2004 |
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Éditorial Notions courantes du mélanome oculaire : Premier d’une série de numéros spéciaux du JCO Lors de ma première rencontre avec le comité de rédaction, il y a deux ans, nous avions adopté un plan d’action prévoyant des numéros spéciaux consacrés à des sujets particuliers ainsi que l’élargissement du conseil consultatif international. Il me fait grand plaisir de vous présenter aujourd’hui ce tout premier d’une série de numéros spéciaux du JCO qui a pour thème « Notions courantes ». J’en profite également pour remercier les nouveaux membres du comité consultatif international qui ont accepté généreusement de servir pour un mandat de trois ans (voir la manchette). L’étude des Notions courantes du mélanome oculaire a permis de réunir des sommités de la recherche clinique et des étoiles montantes du secteur des mécanismes biologiques de la dissémination et la métastase de cette tumeur particulière de l’oeil. J’adresse mes plus vifs remerciements à la cinquantaine d’auteurs et de co-auteurs de huit pays, qui ont apporté leur contribution à cette initiative. Les 19 articles qui composent le numéro couvrent des sujets reliés au mélanome de l’iris, du corps ciliaire, de la choroïde et de la conjonctive de même que des études menées chez des animaux et in vitro sur les divers types de cellules et les degrés d’agressivité de cette tumeur. Le mélanome uvéal malin est la tumeur intraoculaire primaire la plus répandue chez les adultes. La pigmentation des tumeurs oculaires mélanocytiques, bénignes et malignes, varie grandement. L’oeil compte deux types de cellules mélanocytiques : les mélanocytes uvéaux et les cellules épithéliales pigmentées de la rétine, du corps ciliaire et de l’iris. Évidemment, les mélanomes uvéaux et les nævi proviennent des premiers. L’on ne connaît pas l’étiologie de la tumeur, mais on a identifié plusieurs facteurs de risque pour le mélanome oculaire, notamment l’âge, la race, le sexe, les lésions qui prédisposent à cette maladie, les facteurs génétiques et, peut-être, les facteurs environnementaux. La corrélation clinico-pathologique joue un rôle très important pour déterminer le traitement et le taux de survie du mélanome uvéal. Le type de cellule et la taille de la tumeur sont en corrélation très étroite, les tumeurs de grande taille étant le plus souvent composées d’un grand nombre de cellules épithélioïdes.1 Le traitement local par diverses approches, comprenant la radiothérapie de plaque, a permis de maîtriser la maladie localement. Toutefois, on connaît toujours mal les mécanismes biologiques par lesquels les cellules quittent l’oeil et se métastasent dans le foie par dissémination hématogène. J’espère que le présent numéro du CJO consacré aux Notions courantes apportera un certain éclairage, grâce à l’apport de spécialistes de la recherche clinique, de la chirurgie et de la biologie moléculaire du mélanome uvéal. Miguel N. Burnier, jr, MD, PhD Traduction par Claude Gendron RÉFÉRENCE1. McLean IW, Burnier MN, Zimmerman LE, Jakobiec FA. Tumors of the eye and ocular adnexa. Vol 12 du Atlas of tumor pathology, 3 e série. Washington: Armed Forces Institute of Pathology; 1994. |
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