Qu'est-ce que c'est?
C'est tout simplement le résultat
d'une incapacité de produire assez de larmes pour assurer
le confort des yeux. Sans une couche de larmes répandues
sur l'oeil par un clignement d'yeux, il est impossible de bien
voir.
Les symptômes de la sécheresse
oculaire sont le picotement ou une sensation de brûlure,
l'envie de se gratter, la présence de mucus filant autour
des yeux, une irritation causée par la fumée ou
le vent, un larmoiement excessif ou la difficulté de porter
des lentilles cornéennes.
Étiologie
La production lacrymale diminue
normalement à mesure que l'on vieillit. Même si la
sécheresse oculaire peut frapper les hommes, elle est plus
courante chez les femmes, surtout après la ménopause.
Elle peut aussi être associée à l'arthrite,
de même qu'à divers médicaments vendus sans
ordonnance. À cause de cela, et du fait que les personnes
souffrant de sécheresse oculaire sont plus sensibles aux
effets secondaires toxiques des médicaments oculaires,
il est important d'indiquer au médecin le nom de tous les
médicaments que vous prenez. C'est encore plus important
si vous prenez des diurétiques, des §-bloquants, des
antihistaminiques, des somnifères, des analgésiques,
des médicaments pour les «nerfs» ou même
de l'alcool.
Diagnostic et traitement
Un simple examen des yeux par un
ophtalmologiste, c'est-à-dire par un médecin spécialiste
des soins oculaires, permet généralement de déceler
la sécheresse oculaire. On procède parfois à
certains tests, comme l'insertion de bandes de papier-filtre sous
les paupières inférieures pour mesurer la production
lacrymale dans certaines conditions.
On peut se procurer sans prescription
des gouttes oculaires qu'on appelle larmes artificielles et que
l'on utilise parfois pour humidifier les yeux. Il existe aussi
des gouttes qui ne contiennent aucun agent de conservation. On
peut employer ces larmes artificielles aussi souvent que nécessaire,
une ou deux fois par jour ou plusieurs fois par heure. Certaines
personnes apprécient aussi les pastilles que l'on insère
dans l'oeil et qui libèrent graduellement le lubrifiant.
On peut aussi conserver les larmes
que l'on sécrète. Les larmes s'écoulent par
un petit canal qui se trouve dans le nez (c'est pourquoi le nez
coule quand on pleure). Votre ophtalmologiste peut décider
d'obturer ces canaux temporairement ou en permanence.
Comme tout autre liquide, les larmes
s'évaporent. On peut prendre diverses mesures pour ralentir
le processus, par exemple s'assurer que le taux d'humidité
est suffisant. Un humidificateur (ou même un plat d'eau
posé sur le calorifère) peut se révéler
utile. Les pièces surchauffées, les séchoirs
à cheveux ou le vent peuvent aussi constituer des irritants
pour les yeux. La fumée de tabac est particulièrement
incommodante.
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