LA VUE AU QUOTIDIEN

La vue et les ordinateurs

Jusqu'ici, on constate abondamment que les écrans des jeux vidéo et les lampes cathodiques ne présentent pas de risque de radiation et que c'est la crainte du risque lui-même et d'autres causes possibles d'inconfort ou de malaise physique qui accablent les gens travaillant avec un ordinateur. La présence de symptômes de fatigue oculaire ou générale chez certaines personnes s'est mêlée à la crainte compréhensible de radiation, de sorte qu'on a tendance à blâmer celle-ci pour certaines incapacités ou certains malaises au travail.

On comprend mieux la situation maintenant qu'il y a trois ou quatre ans, mais on hésite encore beaucoup, dans les milieux de travail, à tenir compte adéquatement de certains facteurs tels que l'ambiance saine, le besoin du bon modèle d'équipement, la variété des tâches, le bon éclairage, la bonne circulation d'air et, finalement, l'importance d'un bon examen de la vue par un professionnel compréhensif.

On est, cependant, moins assuré en ce qui a trait à la radiation ambiante ou intermittente, parce que la recherche sur cette question n'est ni constante ni approfondie. Toutefois, comme elle plus ou moins universelle, cette source possible de risque ne se limite pas à un groupe en particulier, telles les personnes travaillant devant un écran. On espère que les études se poursuivront sur les degrés de radiation ambiante partout où on craint que celle-ci pourrait constituer un danger.

L'ophtalmologiste devrait connaître suffisamment les symptômes concernant les problèmes d'acuité visuelle et de fatigue oculaire et générale qu'on pourrait associer à ce genre de travail. Il devrait se rappeler la relation qu'avait démontrée Hans Selye entre le stress et la maladie, lorsqu'il aide un patient à résoudre un problème ou que l'industrie et les personnes concernées par les problèmes de santé au travail le consultent.


© Société canadienne d'ophtalmologie