Canadian Ophthalmological Society



COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Le 24 novembre 2000

Éclaircissements sur les normes de vision
pour la conduite automobile

OTTAWA – Les recommandations concernant les normes de vision pour la conduite automobile, contenues dans la publication de l’Association médicale canadienne, intitulée " Déterminer l’aptitude médicale à conduire – Guide du médecin ", font référence à une perte possible de sensibilité au contraste associée à la chirurgie réfractive au laser. Cette référence a été mal interprétée ces derniers mois dans les comptes rendus des médias qui ont conclu à un plus grand risque de problèmes pour la conduite automobile de nuit.

Le comité d’experts de la Société canadienne d’ophtalmologie, qui en avait rédigé les lignes directrices, disait ce qui suit : " Les personnes éprouvant une sensibilité réduite au contraste pourraient avoir de la difficulté à conduire malgré une bonne acuité visuelle. Toutefois, on ne sait pas encore pour l’instant à quel niveau la diminu-tion de cette sensibilité représente un risque inaccep-table pour la conduite automo-bile. On peut associer la perte de sensibilité au contraste au vieillissement, à une cataracte, à une chirurgie réfractive ou à d’autres maladies oculaires. Les personnes qui ont un manque substantiel de sensibilité au contraste devraient en être informées. "

Selon le Dr Duncan Anderson, président du comité et chef du Département d’ophtalmologie de l’Univer-sité St-Paul, à Vancouver (C.-B.), les comptes rendus des médias n’ont retenu que la phrase disant que " Les personnes éprouvant une sensibilité réduite au contraste pourraient avoir de la difficulté à conduire ", ignorant la suite qui disait " Toutefois, on ne sait pas encore pour l’instant à quel niveau la diminu-tion de cette sensibilité représente un risque inaccep-table pour la conduite automobile. "

Le Dr Anderson poursuit : " Le Groupe de travail sur les normes visuelles de la conduite automobile n’a pas mentionné la sensibilité au contraste comme étant une contre-indication. De fait, les données scienti-fiques actuelles ne justifient aucune contre-indication concernant la conduite automobile en rapport avec la chirurgie réfractive. "

Le Dr Bruce Jackson, directeur général de l’Institut de l’œil d’Ottawa, a expliqué qu’en chirurgie au laser, la sélection préopé-ratoire des patients était essentielle pour s’assurer du résultat positif de l’intervention, que celle-ci améliorera définitivement la vue et que les patients en seront satisfaits. " Il y a des patients qui ne sont pas les meilleurs candidats pour la chirurgie au laser, mais c’est là une petite minorité, dit-il. Certains patients ont un degré élevé de myopie ou d’hypermétropie, une anomalie oculaire ou des pupilles exceptionnellement grandes, dont le diamètre dépasse celui qui est souhaitable pour la chirurgie. Ces patients peuvent expérimenter une certaine perte d’acuité visuelle du contraste la nuit. D’autre part, certains prennent une décision éclairée quant à la chirurgie, estimant préférable de ne pas porter de lunettes, quitte à voir un peu moins bien la nuit. "

La Société canadienne d’ophtalmologie (SCO) et la Société canadienne de la cataracte et de la chirurgie réfractive (SCCCR) estiment que l’obtention de bons résultats à la suite d’une chirurgie réfractive repose d’abord sur la sélection minutieuse des patients.

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Source :
Hubert Drouin, directeur général,
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